La “divinisation de l’homme” ?

Voici le récit d’un entretien avec le frère Antoine, un ermite atypique habitant depuis plus de 45 ans dans une grotte du Sud de la France. Avec son style rempli d’humour, il nous fait ici une brillante analyse sur le thème de la divinisation de l’homme :

Nous nous partageâmes le baluchon et nous nous engageâmes dans le sentier sous les dernières chaleurs d’une après-midi finissante en ce printemps particulièrement sec. A mi-chemin nous croisions un groupe de personnes qui semblait revenir de la Grotte. Nous échangeâmes un simple salut. Heureux endroit où spontanément les êtres s’adressent un signe ! Parvenus au pied du Rocher, nous aperçûmes sur la terrasse frère Antoine occupé à des « entretiens fraternels ». Nous choisîmes de ne pas les interrompre. Nous déambulâmes dans le cloître naturel aménagé par l’ermite qui a débroussaillé entre les chênes-lièges une aire de contemplation, de fraîcheur et de repos. D’ailleurs ce qui peut nous en convaincre, si nécessaire, c’est la présence énigmatique d’une énorme dalle ayant toute l’apparence d’une pierre tombale, entourée de cailloux comme la stèle de Merlin dans la forêt de Brocéliande. Sur la dalle un carton porte l’inscription : « ici repose… » Pour lire la suite il faut ôter la pierre qui maintient le carton. Les passants l’ôteront avec une curiosité inquiète et affectée pour découvrir la fin de l’épitaphe : « … un gros caillou ». Le droit de passage pour accéder à la Grotte est un éclat de rire. Les susceptibles que la farce ne fait pas rire peuvent s’attendre à des égratignures sur leur suffisance, car ce qu’ils viennent trouver sera donné sur ce ton-là. Le lointain bruit de voix s’était arrêté, nous laissant comprendre que les pèlerins s’en retournaient. Nous les laissions passer leur chemin avant de nous diriger vers la Grotte. A peine nous reconnut-il qu’il nous apostropha : « C’est maintenant que vous arrivez ? » Ce n’était pas la première fois qu’il nous faisait ce genre de remarque alors que nous n’annonçons jamais à l’avance notre venue…
Car il ne reçoit pas sur rendez-vous mais sur irruption.

– Vous n’avez pas rencontré les nuages en arrivant ? Lire la suite La “divinisation de l’homme” ?

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Un saint par la fenêtre

Une moine franciscain me faisait visiter la Basilique dans laquelle la tombe de saint Antoine reste abondamment visitée. 800 ans après sa mort, il demeure un intercesseur remarquable pour ses amis, et pas seulement pour retrouver les objets perdus. Pour preuve, ce témoignage véridique envoyé par une jeune femme au sanctuaire :

« Je suis venue de Pologne pour prier sur la tombe de saint Antoine (à Padoue, en Italie). Là, j’ai acheté une statue et j’ai demandé à saint Antoine d’exaucer mes prières. De retour dans mon pays, j’ai encore pratiqué toutes sortes de dévotions pour m’attirer ses grâces. Mais après quelques temps, j’étais découragée et exaspérée car je n’étais pas exaucée. Alors, par dépit, j’ai ouvert la fenêtre de mon appartement et j’ai balancé la statue du saint dehors, puisqu’il ne me servait à rien ! Hors, juste à ce moment-là, un jeune homme passait sur le trottoir et a reçu la statue sur la tête. »

La jeune fille termine sa lettre en disant : « Aujourd’hui, ce jeune homme… c’est mon mari ! »

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Histoire d’eau : une leela (farce) divine

Cette anecdote étonnante se passe à l’ashram “Prashanti Nilayam” de Sathya Sai Baba à Puttaparthi

Chaque jour, après ma tournée pour donner leur nourriture à mes royaux canins et félins, je vérifiais que les vasques d’eau réparties un peu partout dans l’ashram étaient encore suffisamment remplies. Ces vasques sont en béton et ne peuvent pas facilement être déplacées. Lorsque l’eau était trop sale ou que les vasques nécessitaient un peu d’entretien, je les basculais simplement, les nettoyais, puis les remplissais d’eau fraîche.

Depuis quelques jours, je pestais de voir que, de plus en plus souvent, une ou deux vasques avaient été basculées en cours de journée par des inconnus et vidées de leur liquide. Je me demandais qui pouvait bien s’amuser à faire ce genre de chose : Des gamins ? Des farceurs ? Des gens mal intentionnés envers les animaux de l’ashram ? (il y en a aussi, malheureusement). Comme des milliers de gens y déambulent chaque jour, principalement des indiens, je ne pouvais pas imaginer trouver le ou les coupables à moins de les prendre sur le fait. Lire la suite Histoire d’eau : une leela (farce) divine

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